Flysurf
World Tour 2 à Tahiti
« une aventure humaine, sportive et
environnementale ».
ou
« Surfons Utile » !
Photos : Richard Boudia
Réalisateur : Neeko
Salet
Cadreurs : Neeko,
Marco « au
Micro », Tim
Production : WAX
UP prod’ /
Harold Quinquis
Riders : Kirsty
Jones, Jérémie
Eloy, Richard Boudia, Cyril Coste, Julien Sudrat, Martin
Vari, Guillaume Chastagnol, Marc Gondard, Tuterai Montaron,
Moe Marlier, Yannick Vanbastoloer, Tamatoa, Hector, Haken … et
le Roldo !
Après l’archipel de Los roques au Venezuela,
que vous avez découvert en compagnie du célèbre
marin Yves Pajot dans le DVD Flysurf World Tour N°1,
je me devais d’orienter la deuxième édition
de la saga vers une nouvelle destination paradisiaque. Ainsi,
lorsque Richard Boudia, mon ami rider et photographe, m’a
suggéré de mettre le cap sur la Polynésie,
je dois dire que je n’ai pas hésité trop
longtemps. D’une part Tahiti et ses îles bercent
mes rêves depuis ma plus tendre enfance, d’autre
part, je savais que je pouvais compter sur place, sur la
présence de spécialistes de la discipline,
qu’ils soient champions professionnels sponsorisés
et sur-médiatisés (Kirsty Jones, Jérémie
Eloi, Richard Boudia, Julien Sudrat, Cyril Coste, Guillaume
Chastagnol, Martin Vari) ou figures emblématiques
de la scène tahitienne (Tuterai, Moe, Yannick, Tamatoa,
Hector, Asène …).
Une volonté affirmée de réaliser
un film s’adressant
à toute « la tribu »
L’objectif de ce second Flysurf World Tour était
certes de revenir avec le reportage photo dont vous découvrez
ici un extrait, mais surtout d’emmagasiner suffisamment
de bande vidéo pour réaliser un film :
un 26 mn original qui vous transporte loin du quotidien (DVD
disponible en kiosque tout le mois de janvier 2007 dans Kiteboarder
aux Editions Niveales) !
L’idée de départ, que nous avons définie
avec Neeko Salet, le jeune et talentueux réalisateur
de la boite de production Tête à Claps, était
relativement ambitieuse :
Nous voulions à la fois, offrir un produit radical
et rythmé, véritable source d’inspiration
pour le rider chevronné toujours à la recherche
de figures « new school » à imiter,
mais également être en mesure de combler le
passionné plus épicurien, avide de dépaysement
et de soleil, pour qui le flysurf est d’abord un hymne
au voyage, au cours duquel tous les sens doivent être
sollicités ; en somme nous devions créer
un film consensuel et fédérateur s’adressant à la
tribu toute entière.
Immortaliser des
instants uniques au paradis
Vous l’avez compris, ce que nous
souhaitons avec Neeko, c’est partager notre passion
et donner envie de pratiquer, toujours plus vite, toujours
plus haut, toujours plus loin … surtout
plus loin, d’ailleurs ! Il est vrai qu’en
ce qui me concerne, après de nombreuses années
de championnats autour du monde, d’abord en windsurf,
puis en flysurf, mon âme de « rider – compétiteur » (si
elle a un jour jamais vraiment existé !) tend à céder
la place à celle du « rider – aventurier » !
Directement inscrite dans cette logique
de dépaysement,
notre saga du Flysurf World Tour tente de se démarquer réellement
du carcan réducteur, mais pourtant très formateur
des circuits de compétitions, afin de rendre à notre
sport magique ce qu'il a de plus noble : la liberté et
l'aventure !!!
Rider sur les plus beaux spots de la planète bleue, découvrir
des vagues inconnues, partager des moments uniques à l’eau comme à terre
avec les autochtones, s’impose à mon sens comme la substantifique
moelle de l’ensemble des sports de glisse. Et ce qui me plait dans l’idée
du reportage, c’est cette possibilité incroyable qu’il offre
de capturer puis d’immortaliser à jamais des instants uniques.
Ces bribes d’existences fugaces, qui, malgré la puissance instantanée
de l’émotion ressentie, l’intensité de la décharge
d’adrénaline reçue, finissent normalement par s’estomper
au fil du temps, pour finir un jour par disparaître, enfouies sous le
poids des années, des nouveaux événements, heureux … ou
malheureux. La photo et la vidéo s’imposent alors comme deux formidables
défis au temps, véritables supports à la mémoire
humaine et preuves irréfutables qu’un jour, une bande d’amis,
soudée par la passion commune de la glisse, s’est approchée
d’un bonheur simple et authentique … en tubant dans une
vague parfaite, par exemple ! Certes, parfois la tentation est grande
de garder le secret, de vivre uniquement dans l’instant présent
en surfant égoïstement pour soi … Pourquoi en effet vouloir
partager avec des milliers d’inconnus ces émotions si personnelles
?
Diffuser nos images ou garder
le secret : le
dilemme
A chaque nouveau surf trip, à chaque nouvelle
destination explorée, un cas de conscience se pose
inexorablement et les différents intérêts
antagonistes resurgissent puis s’entrechoquent.
Nous les « surfers globe trotters » sommes
en permanence tiraillés entre :
D’un coté, céder à la tentation
de ramener des images toujours plus incroyables pour faire
rêver des citadins plus sédentaires et contenter
nos sponsors qui nous payent pour ça …
De l’autre, honorer cette obsession éthique
de préserver chaque spot découvert et de défendre
avant tout l’intérêt du clan des locaux
qui le chérissent, le protègent au jour le
jour ; ceux là même qui parfois nous
offrent un présent d’une valeur inestimable :
les clefs de leur paradis ondulé .
Un vrai cas de conscience en somme ! Qu’est ce qui est le
plus important : l’intérêt du spectateur-voyageur,
du lecteur-surfer, du cyber-rider qui veut « voir et savoir » … ou
alors celui des coraux, des poissons et des « homos dolphinus » qui
surfent en comité restreint une vague isolée ?
Trouver
finalement un sens et une utilité aux
voyages
Peut être existe-t-il une issue à ce dilemme
déontologique … une porte de sortie dans laquelle
je m’engouffrerais volontiers pour apaiser ma conscience
et me donner l’impression (l’illusion ?),
non pas d’emporter à chaque fois une partie
de la féerie du spot dans mon boardbag (ndlr valises
du surfer), mais au contraire de contribuer à le préserver
des menaces qui pèsent sur lui.
La démarche que j’ai choisie est donc la suivante : à chaque
nouvelle destination visitée, mon équipe média
et moi-même cherchons une utilité véritable à notre
quête. Par exemple en tentant de remplir un modeste
rôle de témoin, de sentinelle, qui dresse l’état
des lieux d’un sanctuaire à un instant T. Cette
mission que nous nous imposons à chaque retour en
France, consiste alors à rappeler, par l’image
médiatisée, que la terre, la mer et le fruit
de leur union, le récif, sont encore en relative bonne
santé, dans certains endroits privilégiés
du globe. Ainsi, en montrant simplement des espaces purs,
c'est-à-dire ce qu’il y a de plus beau à nos
yeux, nous pensons pouvoir attirer l’attention
du plus grand nombre, sur le problème, de plus en
plus inquiétant, de la gestion, par l’homme
de son empreinte écologique sur les écosystèmes.
Et ceci sans passer par un discours inquisiteur ou moralisateur.
En fait, par cette « thérapie douce »,
nous faisons uniquement appel à la sensibilité émotionnelle
du spectateur. Et si quelques uns d’entre vous se laissent
envahir, devant le magazine ou l’écran, par
des pensées naïves mais tellement saines du type « Cet
endroit et ces vagues sont vraiment sublimes, il faut vraiment
tout tenter pour les préserver ! » ou
encore « j’aimerais tellement que mes enfants
puissent un jour connaître un tel paradis » alors
nous aurons apporté une infime mais substantielle
contribution positive au devenir de l’humanité. Je
serai alors fier, au nom de toute mon équipe, de vous
avoir fait partager avec légèreté, des
tranches de vie choisie de surfers professionnels, tout en éveillant
en douceur votre conscience éco citoyenne.
Bien
plus qu’un énième voyage pour une
glisse sans concession, le Flysurf World Tour acquerrait
alors une dimension planétaire utile et prendrait
finalement le chemin de ce que l’on pourrait appeler « une
aventure humaine, sportive et environnementale ».
Harold’eau
Téléchargez
le Teaser ICI
Mise en ligne le 03/12/2006
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