Océan Indien 2006 :
Hervé, Niccolo,
Tuva, Roldo à Maurice !
Photos : Stéphane Fournet
Organisation et Texte : Stan Bresson
L’île aux trésors.
Imaginez une île perdue au milieu de l’Océan
Indien ; cavernes, mystérieuses inscriptions
sur la roche, trésors de pirates, spots parfaits….
Quatre
corsaires à la quête d’un fabuleux
trésor:
Hervé Bouré le chasseur de vagues, Niccolo
Porcella, Italien élevé au swell hawaiien,
Tuva Jansen pour la touche féminine et Harold quinquis
le trippeur.
Les signes sont révélateurs, boulet de canon,
ossements humains, rocher en forme de tortue, la côte
sud ouest de Maurice regorgerait de trésor et l’île
a été régulièrement visités
par les pirates.
Officiellement aucun trésor n’a été trouvé à ce
jour mais nos 4 riders sont venus cherchés un autre
magot !
Nos premières recherchent vont s’attarder au
Sud Ouest et quelle surprise !
Le Morne Brabant, imposante masse de basalte, culminant à 558
m, s'avance dans l'océan à l'extrême
sud-ouest de l'île. Tout au bout d’un chemin,
apparaît une petite plage publique qui donne face à un
lagon turquoise idéalement venté grâce à un
effet venturi.
Imaginez un grand lagon, une pointe de sable fin blanc, du
vent parfaitement orienté et au loin une vague glassy
qui déferle sur un reef affûté.
La session
commence par du freestyle dans 20 nœuds
régulier et un plan d’eau lisse. Idéal
pour poser les tricks les plus radicaux. A ce jeu là c’est
Niccolo qui épate la galerie. Sa board bien large
et son stance maximum en font le spécialiste des sauts
aile basse replaqués en blind. Quelle aisance en navigation
décrochée, à se demander à quoi
lui sert son harnais !
Son style très travaillé est reconnaissable
entre tous, pas un à-coup, une main centrée
sur la barre pour éviter que l’aile ne parte
en loop et l’autre main qui grab la planche le plus
longtemps possible. Son inspiration est claire, un mix de
wakeboard pour les impulsions et de skate pour la fluidité,
de l’art. Nikki sort de l’eau épuisé,
trop content de m’expliquer qu’il vient de tout
faire de son mauvais côté, effectivement le
vent souffle à l’inverse de kite beach où il
s’entraîne la majeure partie de l’année.
Harold
quant à lui n’est pas venu pour regarder
rider ses potes. Après avoir déballé sa
panoplie de gros jumps et de rotations, il se lance à la
poursuite de Niccolo en tentant slim chance, back mobe, kite
loop handle pass et autres tricks à la mode, il s’en
sort très bien !
Le multiple champion de Martinique n’a pas dit son
dernier mot, loin de là.
Le spot est splendide mais à apprivoiser, Harold
l’apprendra à ses dépends en nous faisons
la grosse frayeur du trip. Alors que le soleil se couche
et que les locaux s’attroupent sur la plage pour admirer
le sun-rise derrière la démo Takoon improviser,
il finira derrière la barrière de corail à la
tombée de la nuit !
Comment cela peut arriver ? Une grosse chute où il
perd sa planche puis il revient vers le bord, sonné.
Une fraction de temps suffit pour que le fort courant qui
s’engouffre dans la passe du Morne vers le large entraîne
la planche. Harold dans l’action repart pour
chercher sa board, se retrouve au niveau de la barrière
de corail à plus de 500 mètres du bord et le
vent tombe avec son aile. La nuit s’installe alors
que c’est l’effervescence sur la plage pour appeler
des secours car le spot est en plus infesté de requins.
Plus une lumière est c’est le miracle, notre
rider des îles arrive à bout de force à la
nage emmêlé dans ses lignes… c’était
moins une !
Passé cette galère, idéalement
installé à l’hôtel
les Pavillons en face du spot, difficile de bouger. Wake
board et surf le matin avant que le vent s’établisse,
freestyle dans le lagon translucide, vagues au milieu des
dauphins… nous sommes tombés sur un sacré trésor.
Je
n’en reviens pas, Harold est le premier levé pour
s’entraîner en wake, comment est ce possible
après la frayeur qu’il nous a fait hier ?
Hervé quand à lui trépigne, quinzième
fois qu’il check la météo sur Internet,
dixième fois qu’il ressert les aileron de sa
nouvelle planche de vague, la Burning 5.1.
Je ne suis alors pas étonné de voir qu’un
beau swell est rentré cette nuit et déferle
parfaitement au large.
Avec plus de trip en vagues que nous
tous réunies,
Hervé Bouré est devenu un spécialiste
dans le domaine du matos. Rien n’est laissé au
hasard, longueur de lignes de 20-21 mètres pour une
aile plus réactive au bottom, planche de surf avec
du volume pour sous toilée et naviguer déhooké… C’est
naturellement le premier au line up avant même que
le bateau de sécurité avec les photographes
n’y soit.
L’objectif est clair, je veux des enchaînements.
Trop de riders ne se contentent d’un bottom-roller
avant de sortir où que la vague ne casse. Avec des
vagues qui déferle sur presque 200 mètres et
du vent side-off, il faut en profiter pour travailler la
vague avec plusieurs manœuvres : bottom, rollers,
off the lip et tenter de belles casquettes !
Des vagues
d’1,5-2 mètres s’enroulent
autour du reef de la passe de one eye, vent side off au take
off pour finir quasiment off shore pour le kick out. Pratiquement
personne au take-off car la vague rapide déroule sur
très peu de fond, jonché d’oursins, au
large.
Hervé qui est en plus goofy en profite pour
exploiter au mieux c’est gauche tubulaire. La vague
est rapide mais grâce à la puissance du kite,
nos riders rattrapent des sections incroyables, à faire
pâlir
les meilleurs surfeurs. Le but est de rester au plus proche
de la vague, où la puissance interdit les erreurs,
et honte à celui qui travail sur l’épaule.
Hervé n’est pas le seul sur le spot et c’est
notre rideuse d’origine Norvégienne qui crée
la surprise. Quelle aisance dans des conditions solides et
dangereuses, Tuva drop et claque ses figures au plus proche
de la lèvre qui jette. Je me souviens alors que Tuva
passe 3 mois de l’année à surfer des
vagues idylliques en Indonésie et elle m’avouera
que la faculté de la Nova2 à dégazer
lui aura permit de surfer au mieux dans ces conditions très
off shore. Contrairement aux autres elle navigue tout simplement
en twin tip et se permet de belles figures en remontant au
peak.
Nous ne sommes pas au bout de nos
surprises, le nombre de spots autour de l’île est abusé.
La côte, longue d'environ 330 Km, est entourée
par une des plus longues barrières de corail ininterrompu
du monde.
C’est le dépaysement total ! Des gens souriant
et accueillant, des paysages splendides, des petites routes
au milieu des champs de canne à sucre.
Beaucoup d’endroits nécessitent de la prudence
mais le jeu en vaut la chandelle. La couleur du lagon, la
houle qui s’entoure autour du reef, les champs de canne à sucre à perte
de vue…les ressources de cette île sont quasi
inépuisables.
Cap Malheureux dans le Nord offre
un plan d’eau lisse
qui fonctionne par la plupart des orientations de vent, attention
peu de fond.
Nos recherchent nous emmènent sur la côte Sud
Est. La touristique mais magnifique « île
au cerf » permet d’envisager les down wind
les plus fous. Départ en bateau de l’hôtel
Tropical et vous pourrez naviguer seul au monde dans un lagon
peu profond qui regorge de poissons multicolores. Ce jour
là le vent est léger et c’est Tuva qui
paie sa démonstration en wake style devant le superbe
golf de l’île. Back to blind et railey to blind à gogo,
comment une fille peut elle naviguer tant sans être
au harnais ? Tuva est tout simplement une des filles
les plus avant-gardiste en kite.
Les peu de jours de pétole nous donne l’occasion
d’aller à la rencontre des locaux, de visiter
des temples aux couleurs hypnotisantes, de surfer tranquille.
Tellement rare de nos jours de découvrir une destination
où des spots restent encore vierges, protéger
par des locaux et des conditions à respecter.
Nos 4 explorateurs
auront la chance d’avoir une grosse
entrée de houle sur les 2 derniers jours, un goût
de vague tahitienne à vrai dire !
Niccolo impressionnant même quand la taille est au
rendez vous. Imaginez vous en backside sans strap dans une
vague creuse et rapide. Notre jeune Hawaiien est un adepte
du surf et ça se voit ! Le fait de rider dehooké lui
donne la liberté nécessaire en backside et
les re-entry s’en ressentent. Par contre son entraînement
n’est pas de trop quand il doit récupérer
sa planche qui glisse vers la barrière de corail où casse
les vagues ans fond.
Harold se lâche les derniers jours en tentant les tubes
les plus fous, pas loin ti mal.
Chaque style aura su s’adapter aux conditions :
Hervé et Harold en surf avec straps, Niccolo backside
sans strap et Tuva pour leur rappeler que les filles sont
bien présentes même quand les conditions sont
solides. Une dernière session de nuit et il est déjà temps
de renter, on imagine déjà le potentiel des îles
alentours, à suivre…
Merci à l’hôtel
les Pavillons et le Tropical (www.naiade.com)
pour la vue sur le spot, Stéphane Fournet pour les
bons plans et Thierry notre courageux pilote de bateau.
ABC car rental pour la location de voiture.
Au fait, si on vous pose la question « que pozition ? »,
la réponse est « tout correk ».
FICHE TECHNIQUE MAURICE
L’île Maurice est située dans l’océan
Indien, à l’Est de Madagascar.
Elle a été peuplé et occupée
successivement par les hollandais, Français puis Anglais
avant d’obtenir son indépendance en 1992.
La population de cette république est de 1200000 habitants.
La monnaie est la roupie mauricienne (1 euro=35 roupies).
La langue officielle est l’anglais mais la plupart
maîtrise le Français.
Plusieurs vols quotidiens via l’Europe (Air Mauritius,
Air France, Air Austral).
Se loger : hôtel les Pavillons au Morne (Sud Ouest)
et le Tropical à l’Est. Groupe Naiade resort
(www.naiade.com)
Louer une voiture : ABC Car rental. www.abc-carrental.com .
On roule à gauche !
Meilleur période de Mai à Octobre avec en
moyenne 15-25 nœuds.
Côte Est pour les fans de lagon, côte Ouest pour
les vagues et le Nord qui combine les 2.
Voir
le Film (Takoon.com /galeries/video/Nova 2 the movie)
Mise en ligne le 10/11/2006
Voir le Trip Maurice 2005 (visible dans
les archives 2005) |